
Dans une récente apparition dans le podcast Inspire 69, Aïda, la fille de Manadja, membre du groupe ivoirien Magic System, a livré un témoignage bouleversant sur son enfance marquée par des maltraitances et un manque d’affection paternelle.
Une enfance marquée par les rivalités
Issue d’une grande fratrie, Aïda explique qu’elle est l’unique enfant de sa mère et la préférée de son père. Une place qui, selon elle, aurait attisé les jalousies et nourri de vives tensions avec les femmes de son père. « C’est comme si j’étais devenue la rivale de toutes les femmes qui entraient dans la vie de mon papa », confie-t-elle. Elle raconte notamment un épisode traumatisant où l’une des compagnes de son père l’a violemment frappée avec une ceinture, laissant une cicatrice encore visible aujourd’hui.
Des blessures affectives profondes
Au fil de son récit, Aïda révèle n’avoir jamais ressenti l’amour paternel auquel elle aspirait : « Je n’ai pas vraiment vécu l’amour que je voulais avec mon papa… C’est resté comme une haine en moi. » Elle reproche également à son père de ne pas avoir pris sa défense, préférant retourner la faute contre elle à chaque conflit.
Un appel aux parents
Aujourd’hui adulte, Aïda tire une leçon douloureuse de son parcours et lance un appel aux parents : « Quand tu fais un enfant, tu dois déjà savoir ce qui va et ce qui ne va pas. Apprenez à parler avec vos enfants, parce qu’on a beaucoup à vous dire mais vous ne nous laissez pas le temps de parler. » Elle admet que ces blessures d’enfance ont un impact direct sur sa vie de femme : dans ses relations, elle cherche inconsciemment plus un père qu’un mari, avouant que le manque d’amour et de confiance continue de la hanter.
Un témoignage qui interpelle
Le courage d’Aïda de partager publiquement son histoire met en lumière une réalité souvent passée sous silence : les conséquences psychologiques de la polygamie mal vécue et des conflits familiaux sur les enfants. Son récit résonne comme une invitation à l’écoute, au dialogue et à la protection des plus vulnérables dans les foyers.
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