
Le 6 février 2026 a marqué un tournant symbolique dans la lutte pour l’intégrité physique des femmes. À l’occasion de la 19ᵉ Journée internationale de tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines (MGF), le gouvernement camerounais et ses partenaires internationaux ont uni leurs voix pour dénoncer une pratique qui, bien qu’en recul, continue de briser des vies. Entre périls sanitaires et violation des droits fondamentaux, l’heure est à l’action radicale.
Lors d’une cérémonie solennelle, la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a dressé un bilan sans concession des dangers encourus par les jeunes victimes. Loin d’être de simples rites de passage, les MGF sont des traumatismes profonds aux conséquences physiques dévastatrices : hémorragies, infections sexuellement transmissibles, fistules obstétricales lors de l’accouchement, et séquelles psychologiques indélébiles.
Le Système des Nations Unies, représenté par Madame Liliane Munezero (Coordonnatrice VBG à l’UNFPA), a réitéré son soutien indéfectible à cette cause. L’objectif est clair : bannir définitivement ces pratiques de la carte du pays. L’engagement de l’UNFPA rappelle que chaque année, trop de femmes paient de leur vie le prix d’une tradition qui bafoue leur dignité.
Le combat mené par le Cameroun, en synergie avec les agences onusiennes, ne s’arrêtera que lorsque chaque femme pourra s’épanouir en toute sécurité. Au-delà des discours, c’est un véritable changement de paradigme social qui est visé pour garantir le respect absolu des droits de la femme.
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