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Cameroun : Le pari solidaire et généreux de Didjatou Nana Bouba

Généreuse, cette entrepreneure a créé la fondation Hadja Dina pour venir en aide aux nécessiteux

Didjatou Nana Bouba fait partie de ses femmes qui se battent pour que la flamme de l’espoir et de la solidarité ne s’éteignent jamais. Son combat, elle le mène à travers la fondation Hadja Dina. Une fondation qui œuvre chaque jour pour l’amélioration de conditions de vies des personnes nécessiteuses et vulnérables. A son actif, plusieurs activités dans divers secteurs ciblé par la fondation : la santé, de l’éducation et du social. C’est ainsi que durant le mois de ramadan, la fondation Hadja Dina est venue en aide à plusieurs familles musulmanes en leur permettant de jeûner dans de bien meilleures conditions. « Il s’agissait d’un projet d’assistance qui consistait à offrir aux familles en difficultés des kits alimentaires leur permettant de bien passer le mois du jeûne de ramadan, dans un contexte marqué par la pandémie du covid-19 et assez difficile pour les familles nécessiteuses. D’où l’urgence ce geste de solidarité », explique Didjatou Nana Bouba. Elle ajoute : « Dans le domaine de la santé, la fondation vient en aide aux personnes démunis n’ayant pas les moyens financiers pour s’acheter leurs médicaments. Dans le domaine éducatif, une opération de parrainage d’une cinquantaine d’enfants dès la prochaine rentrée scolaire a été lancée à travers un appel à contribution. Et nous menons chaque trimestre des actions de solidarité à l’endroit des veuves. Actuellement, nous avons pour objectif d’apporter notre appui à deux orphelinats situé à Douala et Yaoundé»
Si Didjatou Nana Bouba est une femme chez qui l’altruisme est une seconde nature, c’est en partie grâce à sa mère, Nene Adama Dina dit Hadja Dina, de regrettée mémoire.
Avant de se lancer dans cette aventure, Didjatou Nana Bouba a été durant quatre années aux commandes de la fondation Nana Bouba, du nom de son père, puissant homme d’affaire camerounais qui a bâti son empire dans les secteurs de l’agroalimentaire et de la savonnerie à travers des fleurons tels que Azur et Soacam notamment. « Mon passage au sein de la fondation Nana Bouba m’a surtout appris à me mettre aux services des autres », avoue-t-elle.
Ne souhaitant pas vivre longtemps dans l’ombre de père, Didjatou Nana Bouba a décidé de volé de ses propres ailes et écrire son histoire. « En plus de cette Fondation que je dirige, je suis une jeune femme entrepreneure. Depuis peu, je me suis investi dans deux projets entrepreneurials dans des deux secteurs bien distincts », nous confie-t-elle. Didjatou Nana Bouba se défini également « comme une femme parfois anticonformiste, courageuse et ambitieuse, et qui n’a pas peur d’oser ». L’échec ne lui fait pas peur, « au contraire c’est pour moi une occasion d’apprendre », affirme-t-elle. Féministe, Didjatou Nana Bouba compte bien s’engager un jour en politique afin de « porter haut la voix de toutes les femmes et en particulier celles du Grand Nord ». Mais en attendant ce jour, ce sont les projets futurs de la fondation Hadja Dina qui cristallise toute son attention. Des projets qui s’articuleront autour de la mobilisation des fonds pour construire une école pour déficients auditifs et un orphelinat, la construction des forages, l’autonomisation des jeunes filles, la réhabilitation de quelques des centre de santé et l’organisation des caravanes sanitaires.

Par Ebah Essongue Shabba


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