
La salle Adna a servi de cadre à une célébration hors du commun. Entre la solennité des mariages collectifs et la convivialité du « Grand Buffet de la Nation », l’Institut Tyrannus et le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) ont uni leurs forces pour célébrer la 32e Journée Internationale de la Famille. Retour sur un événement où l’amour, l’éthique et le civisme ont partagé la même table.
Sous le patronage attentif de Mme la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, l’événement de cette année portait une thématique centrale : « Famille, inégalités et bien-être de l’enfant ». Plus qu’une simple fête, il s’agissait d’un véritable plaidoyer pour la survie de la cellule familiale camerounaise.

L’Engagement sacré : 21 couples régularisés
Le clou du spectacle a été la présentation de 21 couples qui, sous l’impulsion de l’Institut Tyrannus et en partenariat avec la mairie de Yaoundé 5, ont décidé de sortir de l’informel matrimonial. En recevant leurs actes de mariage des mains des autorités, ces couples ont posé un acte de responsabilité civile et spirituelle.
« La famille est le socle de la nation. Elle est le cadre où se construit le développement intégral de l’enfant », a martelé Mme la Ministre, rappelant que la précarité économique et l’exclusion ne doivent plus être des freins à l’épanouissement des plus jeunes.
Cris d’alerte : Protéger l’enfant et restaurer l’autorité parentale
L’émotion a laissé place à la réflexion lors des interventions des cadres du MINPROFF. Un message fort a été adressé aux parents sur les dérives des vacances scolaires :
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Le danger du petit commerce : « Évitez d’envoyer des enfants de bas âge vendre en ville pour quelques pièces. C’est la porte ouverte aux viols et aux agressions », a prévenu un responsable du ministère.
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La mutation sociale : Le constat est amer ; l’enfant n’appartient plus à la communauté mais uniquement à ses parents, rendant la correction sociale difficile et les conflits de voisinage plus fréquents.
Masculinité Positive et fléau de la Drogue : Les vérités du terrain
L’assistance a été captivée par l’intervention d’Ulrich Ovono Ondoua, Président du Club des Ambassadeurs de la Masculinité Positive. Avec un chiffre choc — 150 divorces prononcés chaque semaine au Cameroun — le procureur a invité les hommes à repenser leur rôle.
« Un homme qui cherche une femme soumise est un homme faible », a-t-il lancé, exhortant les chefs de famille au dialogue et à la maîtrise de soi.
Sur le front de la santé, le Comité National de Lutte contre la Drogue (CNLD) a rappelé l’urgence d’agir. Avec seulement 19 centres d’addictologie au pays, la prévention reste la meilleure arme. « La drogue, c’est l’esclavage », a rappelé Solange Atangana, insistant sur le fait qu’un enfant toxicomane nécessite un collège de spécialistes et des moyens financiers colossaux que peu de familles possèdent.

L’Institut Tyrannus : Bâtir l’individu pour sauver la Nation
Pour la Directrice Nationale de l’Institut, Rachel Mfondi, le succès de cette journée repose sur une vision claire : « Bâtir l’Homme, Bâtir la Famille, Bâtir la Nation ». L’institution, reconnue par le MINAT, ne se contente pas d’enseigner des principes bibliques ; elle forme des leaders, des agriculteurs, et des citoyens responsables.
Le témoignage de Mme Tchegang Laurette, enseignante à l’Université de Ngaoundéré, a d’ailleurs ému l’assemblée, prouvant que la formation de l’Institut Tyrannus permet de concilier foi, carrière universitaire et harmonie conjugale.
Un buffet pour la Paix
La journée s’est achevée en beauté par le Grand Buffet de la Nation. Plus qu’un repas, ce fut un moment de communion où les barrières sociales sont tombées le temps d’un partage. Entre prières pour les familles et photos souvenirs, Yaoundé a montré que malgré les défis, le « Cameroun, Une Famille Nation » reste un idéal possible.
L’Institut Tyrannus et le MINPROFF ont ainsi prouvé qu’en investissant dans le bien-être des familles, on prépare, avec assurance, le Cameroun de demain.
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